Bienvenue sur l'île de Natantis, où vous pouvez vivre une vie tout à fait normale à la surface, ou alors une vie de créature dans les souterrains.
 
AccueilCalendrierLe contexte de notre RPG.Venez ici découvrir notre bestiaire.FAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
► Si vous désirez rajouter une race ou un métier au bestiaire, n'hésitez pas à contacter par messages privés un des maires ou moi directement. Nous sommes ouverts à toutes propositions. #UgoBoss.

Partagez | 
 

 Balade nocturne en bord de mer.

Aller en bas 
AuteurMessage
Kai Wang
Voleur - Gang Jupiter.
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 04/08/2015
Localisation : Natantis Urbem.

MessageSujet: Balade nocturne en bord de mer.    Sam 29 Aoû - 11:01


Balade nocturne.




La nuit recouvre petit à petit le paysage de l’île. Chaque partie de la petite cité se retrouve enveloppé d’un grand manteau d’une noirceur infinie. On dit souvent que la noirceur qu’apporte la nuit est en réalité une métaphore du genre humain. Nous sommes conçus et nous fonctionnons en suivant ce même schéma. Personne n’est que lumière, nous possédons chacun une part obscure en nous. Nous n’intervenons la dedans que dans la décision de laisser ou non cette partie de nous nous dévorer. Nous sommes les seuls à pouvoir le choisir et c’est ainsi que chaque homme affronte seul et en secret chacun de ses tourments, chacune de ses peurs. Je ne pense pas qu’il existe sur terre une personne qui en soit épargnée, et si cette personne devait exister, je pense que je partirai à sa recherche pour la détruire. Je n’aime pas les gens exceptionnels ou les gens dont la pseudo perfection nous aveugle. Je hais plus que tout ces gens qui se pensent supérieur au monde lorsqu’ils détiennent une minuscule part de pouvoir. Ces individus là, j’apprécie grandement les suivre jusqu’à les observer chuter. On ne s’imagine pas à quel point il est jouissif de voir une personne tomber, chuter et s’écraser misérablement. Lorsqu’on est pas prêt à payer le prix de la gloire, on ne commence pas à en escalader la rampe.

Maintenant que la nuit recouvre complètement l’île, il est temps pour moi de m’autoriser une balade nocturne. J’attrape alors mon manteau, un briquet et mon paquet de cigarette. Une fois mon matériel en main, je quitte mon appartement en prenant bien soin de verrouiller la porte derrière moi. Je n’aimerais pas connaître le triste sort du voleur volé. Je ne suis de toute manière pas assez idiot pour ça, je ne suis pas un pirate. Haha. Ces hommes là auront toujours le don de me faire rire, certes je continuerai de me moquer d’eaux à leur insu mais ils auront au moins le mérite de me divertir. Je laisse un petit rire léger s’échapper de mes lèvres alors que je place mes mains dans mes poches. A cette heure-ci, les quelques lampadaires éclairent suffisamment l’île pour ne pas avoir à apporter de lampe de poche avec soi, je crois bien que c’est l’unique bon investissement de l’année de monsieur le maire. Parce que, entre nous, payer les rénovations des cadavres flottants qui servent de bateaux à ces maudits pirates, je trouve que c’est une honte. Et en parlant de honte, je reste poli et gentleman, car si j’avais pu laisser filer le venin que je retiens au creux de ma gorge, je ne garantis pas que la phrase qui en aurait découlée aurait été très bonne à entendre pour des enfants. On m’a pendant longtemps reproché ma vulgarité à faire tomber une puritaine enceinte d’un démon alors depuis, je me soigne. J’essaye de paraître un minimum civilisé face aux gens qui m’entourent.

Je suis le trajet menant à la plage, prenant bien soin de me tenir à l’écart du port. Je n’ai pas vraiment envie de croiser un de ces maudits pirates et d’avoir à lui régler son compte avant de jeter son cadavre à la mer. Ces connards d’écolos seraient foutus de me tomber dessus et je me sentirais obligé de les envoyer rejoindre la mer eux aussi.. C’est bête mais lorsque je m'énerve j’ai beaucoup de mal à me contrôler, et surtout à canaliser ma fureur. Il y a des soirs où je me taperai bien des délires pyromans et cramerai volontiers la moitié de l’île, juste par pur plaisir et sadisme. Mais il ne faut pas, je dois me retenir. Ce serait dommage de finir en prison pour avoir cédé à ses pulsions meurtrières. Si pour les corps à la mer je peux toujours faire accuser les pirates, pour l’incendie, je risque d’avoir un peu plus de peine. Cependant je ne doute pas une seule seconde que ma capacité incroyable à trouver une solution en un temps recors et mon habilité à manipuler les forces de l’ordre me permettrait tout de même de m’en sortir gagnant.. Jouer avec ce genre de personnage n’est pas vraiment drôle. C’est même lassant.

Après quelques minutes de marche dans la noirceur de la nuit entrecoupée par la faible lueur des lampadaires, je finis enfin par arriver à la plage. Elle est complètement déserte. C’est une bonne chose car je n’avais pas vraiment envie de croiser quelqu’un en cette belle nuit d’été. L vent est chaud et l’air frai et salé se dégageant des vagues vient fouetter avec douceur mon visage. Je m’approche un peu plus de l’eau et décide de m’installer sur le sable fin. A côté de moi se trouve des morceaux de bois sec. Je pose l’une de mes mains dessus afin de voir si ma vue ne me trompe pas, il est vrai que les lampadaire s’arrête à l’entrée de la plage, là je n’y vois plus grand chose pour être honnête et je n’ai pas vraiment la faculté de voir dans le noir. Je sors alors des vieilles lettres de papiers de ma poche et attrape mon briquet. Je commence à les brûler avant de les déposer sur le feu pour pouvoir me faire un feu de camp. Le vent permet au bois de rapidement prendre feu lui aussi, je souris, soulagé que mon feu soit bel et bien en train de prendre et observe les flammes danser devant moi. Le feu est quelque chose qui me fascine. J’adore observer le mouvement des flammes que je trouve à la fois sensuel et dangereux. J’apprécie ce genre de mélange plutôt détonant. Le fait qu’une chose désirée soit en réalité dangereuse et certainement capable de nous tuer est paradoxalement ce qui m’excite le plus en ce bas monde. J’aime le jeu, j’aime la difficulté et j’aime risquer ma vie. A près tout, ma vie n’est pas plus importante qu’une autre, puisque je suis un simple voleur de bas quartier. Haha. Peut-être qu’un jour j’abandonnerai cette voie là pour essayer de devenir quelqu’un de bien, mais en attendant, je vais encore continuer à m’amuser un peu. La vie des gens droits et bien rangés ne m’intéressent absolument pas.

Je regarde ma montre d’un simple coup d’oeil. Minuit pile. Parfait, j’adore lorsque nous arrivons enfin à cette heure de la nuit. Quand les compteurs sont remis à zéro et que nous nous retrouvons à passer la frontière invisible qui existe entre deux jours différents.
Mon regard se perd alors dans l’immensité de l’océan. Le bruit des vagues s’échouant sur le sable ou heurtant les quelques rochers environnant me berce doucement. Le grand fracas est impressionnant et à chaque nouvelle déferlante, je reste sans voix face à la puissance de cet élément. Je pense que mon élément préféré est l’eau, c’est le seul qui est réellement capable de tout détruire sur son passage. Lorsque nous mettons notre main dans l’eau, c’est un élément translucide qui parait tellement fragile et anodin, cependant, méfiez vous de l’eau qui dort, c’est également un élément capable de vous noyer ou d'inonder et détruire une terre habitée. C’est pour cette raison que je trouve que l’eau et si intéressante et captivante, une personne sachant maîtriser l’eau est une personne qui à les clés du pouvoir. Avec l’eau et la force des océans entre ses mains, plus rien ne peut nous arrêter. Poseidon était certainement le Dieu le plus puissant de tout ceux n’ayant jamais existé. Il avait la force maritime, et rien ne peut détruire l’eau, c’est un élément redoutable car il est impossible d’en venir à bout. J’aimerai temps pouvoir maîtriser l’eau, avec ce pouvoir entre mes mains je serai un homme transformé.

Je reste ainsi dans le silence le plus total, mise à part les bruits issus de la nature, à observer la mer et le feu. Je crois que ces moments de solitude sont certainement une des choses que j’apprécie le plus dans ce bas monde. Me retrouver seul me permet de libérer mon flot de pensée et de faire peau neuve en ce qui concerne mon énergie. Certain dirons qu’il s’agit d’un lieu pour se ressourcer et se couper pendant un instant du monde humain, moi je dirais surtout que c’est prendre une pause lorsqu’on est submerger par la connerie humaine, histoire de la fuir avant qu’elle nous envahisse. Je ne veux pas devenir comme tous ces abrutis de pirates qui commercent illégalement sous protection du maire. Honteux, scandaleux.



• • • • •


In the end as you fade into the night, who will tell the story of your life ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zelda Brendan
Pirate - Gang Neptune.
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 06/08/2015
Localisation : Natantis Urbem

MessageSujet: Re: Balade nocturne en bord de mer.    Sam 29 Aoû - 17:59


Balade nocturne en bord de mer.




Je sors du QG plus lessivée et énervée que jamais. Les remarques cinglantes du second du capitaine raisonnent encore dans ma tête. J'ai enfin fini mes plans du bateau spécial, et il a fallut les montrer au chef, enfin plutôt au capitaine. Lui, il était enthousiaste, mais son second, je l'aurai encastré dans le plancher: il a enchaîné les remarques sur mes capacités douteuses et mes connaissances soit disant peu fiables sur les bateaux, et la Légende. Et pour finir, la question de la quête et du financement de "notre" projet est venu pourrir les trois dernières heures d'entrevue. S'il n'avait pas cet air si arrogant, masochiste et satisfait de lui, j'aurai pu supporter sa voix de fayot et me tenir plus droite et forte devant cette humiliation quasi quotidienne.
Un mal de crâne horrible me torpille le cerveau, comme si mes neurones étaient en pleins travaux. Je me pince entre les deux yeux, et souffle un bon coup. Il va falloir que je trouve un moyen efficace de me débarrasser de lui. Il a pas l'air si con que ça. J'ai beau être en dessous de lui hiérarchiquement, je sais que je peux compter sur l'équipage. Il me soutiendra plus qu'il ne le soutient lui.

J'efface mes idées de vengeance momentanément pour apprécier la brise qui s'enroule autour de moi. Elle transporte avec elle l'odeur familière de l'iode et le bruit agréable des vagues qui s'écrasent sur le sable.
Une idée tente de se frayer un chemin à travers les marteaux piqueurs et les boules de destructions massives qui attaquent ma tête avec rage: j'ai envie d'aller à la plage. Ni une ni deux, guidée par les quelques lampadaires et le faible éclairage du croissant anorexique de la lune, je me traîne jusqu'à la vaste plaine ensablée. Le QG n'est qu'à quelque pas de la mer, ce qui est plutôt normal pour une planque de pirates.

Tandis que j'enlève mes chaussures pour marcher pieds nus sur la soie océane, j'aperçois au loin une faible lueur tremblotante. Ah, un feu de camp. J'espère que je ne risque rien. Je m'engage sans réellement flipper sur la plage. Au bout de quelques pas, je soupire. Je suis épuisée de lutter pour me sentir égale de à ces hommes. Mais je suis surtout épuisée de chevaucher entre deux mondes: celui de la vie d'une étudiante lambda, et celui d'une pirate quasi cruelle. J'ai du mal à me définir exactement, et j'ai peur de m'y perdre. Je veux en finir avec tout ça, et je sais qu'il ne me manque qu'un tout, tout petit détail à régler pour que tout s'enclenche et roule pour moi. Mais ce petit détail fait en réalité la taille d'un navire pirate. Sa construction serait une libération. Il me manque juste l'objet essentiel pour qu'il puisse être construit. Et le problème réside dans sa quête...puisqu'il me faut le voler à des personnes assez dangereuses. Je réfléchis encore à un plan infaillible, mais je n'ai jamais postulé pour être le cerveau de Neptune!

Je regarde la mer, laissant mes pieds me diriger tout droit au pas lent d'un dromadaire. C'est pas très classe, c'est vrai. Mais c'est exotique. Et en ce moment, j'ai besoin d'évasion. Je commence à sentir une odeur de papier brûlés, et remarque que ce que je croyais être un feu de camp n'est en fait qu'un petit feu. Une silhouette est assise devant, et attise les flammes à l'aide de bois morts. Le fleu prend soudainement une couleur bleu-verte, avant de crépiter et de flamber de plus belle.
Je m'arrête à deux pas, assez loin pour être polie et assez proche pour que la personne m'entende. Elle ne m'a pas encore remarqué. Mais que vais-je lui dire, d'ailleurs? Il fait trop noir pour que je puisse voir les traits de son visage, mais il me semble reconnaître le jeune homme qui mangeait en même temps que moi à La mouche sentimentale. Dans le doute, je lance d'une voix incertaine:

-Excusez-moi, on se serait pas croisés à La mouche sentimentale?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kai Wang
Voleur - Gang Jupiter.
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 04/08/2015
Localisation : Natantis Urbem.

MessageSujet: Re: Balade nocturne en bord de mer.    Sam 29 Aoû - 19:42


Balade nocturne.




Quelques minutes sont passées sans que je ne m’en rende vraiment compte et mon feu commence doucement à s’éteindre. C’est vraiment fascinant de voir qu’une chose aussi dangereuse et magnifique est complètement éphémère. Je glisse l’une de mes mains dans la poche de ma veste pour en sortir une autre lettre. Ce sont les lettres de ma mère qui est restée en Chine, j’ai décidé de rompre tout contact avec ma famille et d'effacer mon passé afin de les protéger. Si le gouvernement découvre qu’ils ont eu un autre fils avant mon petit frère, ils risquent gros, alors j’ai préféré qu’ils oublient mon existence. Parfois, la survie tient à peu de choses et il est préférable dans ce genre de situation d’avoir les meilleures pièces en mains. Je ne suis pas un sentimentale et bien que j’aime ma famille, je ne ressens aucun remords à leu égard du fait de leur avoir tourner le dos. Je ne l’ai pas fait pour moi mais pour eux alors je ne vois pas le problème. Ma mère ne cesse pourtant de m’envoyer des lettres dans lesquelles elle pleure mon départ et me parle de mon frère qui grandit et qui ne verra sans doute jamais mon visage. Je pense que c’est mieux ainsi de toute manière, je n’ai pas un visage qu’il apprécierait. Ma famille a toujours tout baser sur le respect des traditions et des lois les plus ancienne.. Si ma mère découvre que son fils est devenu un voleur de bas étages, je n’ose imaginer le mal que ça lui ferait. Mais la vie ne m’a pas vraiment laisser le choix, alors je suis le fils du courant pour éviter de m’y noyer. C’est ainsi qu’il faut fonctionner lorsqu’on a décidé de vivre sa vie à Natantis.

Je jette la lettre de ma mère au feu afin de le raviver du mieux que je peux, créant ainsi une flamme de la couleur du plumage d’un paon. Un fin sourire se dessine sur mes lèvres alors que j’observe le papier brûler près de moi. Le feu est réellement l’une des plus belles choses au monde. La volupté des flammes qui ne cessent de danser sous mes yeux comme des furies tout droit sorties de l’enfer et prêtes à se jeter sur le monde pour le consumer de leur rage.. Je trouve cette vision des flammes très romancée mais, n’a t-on point le droit de rêver dans ce bas monde ? Les rêves et les espoirs que nous plaçons en telle ou telle choses sont les seules choses qui nous maintiennent encore envie dans cet enfer qu’est le monde humain.

Alors que mon regard était rivé sur les flammes de mon petit feu de camp, j’entends quelques choses. Des pas foulant le sable encore chaud et se rapprochant de moi lentement. Ma main droite vient discrètement se glisser vers mon flanc gauche avant de retirer un couteau de la petite poche intérieure de ma veste. J’attends patiemment en fixant le feu, faisant mine de n’avoir rien remarqué. Les pas se rapprochent encore et je me prépare à dégainer mon couteau afin de trancher la gorge de cet invité surprise.
Alors que des pulsions meurtrières lancinantes commençaient à éclore en moi à la manière de petits bourgeons, une voix se fait entendre. Je hausse un sourcil mais ne lâche pas pour autant mon arme.


-Excusez-moi, on se serait pas croisés à La mouche sentimentale?


Je tourne alors lentement mon visage afin de faire face à mon interlocutrice. En effet, il s’agit là d’une voix féminine. Mon regard parcourt les traits de son visage que je ne parviens pas à distinguer clairement avant de glisser rapidement vers son corps. Je suppose que c’est la jeune fille qui était assise à sa table avec des bouquins plus tôt dans la journée. Je n’ai pas croisé grand monde aujourd’hui alors le peu de rencontres que j’ai pu faire me sont restées en mémoire. Je suppose que c’est une bonne chose. Je tourne alors mon corps vers elle afin de lui laisser le loisir de m’apercevoir plus en détail et lâche mon couteau avant de poser ma main droite dans le sable.


- Il est fort possible que nous nous soyons croisés dans cette endroit, mam’zelle. Il me semble que vous aviez des bouquins que vous étiez entrain de feuilleter avec un grand intérêt, si je n’m’abuse.


Je détourne alors mon regard vers la mer qui semble bien calme aujourd’hui. Au vue des dernières températures auxquelles nous avons eut droit ces derniers temps, je mettrai ma main à couper que bientôt, il y aura un orage. Il me tarde de voir la foudre s’abattre sur la mer avant acharnement. Un grand duel entre Poseidon et Zeus se prépare et je serai au première loges, sur cette plage. Je veux apercevoir le ciel se teinter pour une fraction de secondes de la lumière la plus pure et la plus blanche qui soit. Un peu de lumière dans la noirceur la plus extrême ne fait pas forcément de mal, du moins ce n’est qu’une supposition.
Je tourne mon regard vers la jeune fille à nouveau, je ne suis pas vraiment d’humeur à converser durant des heures ce soir, mais peut-être puis-je au moins l’inviter à s'asseoir prêt du feu ? Oui, il faut que j’arrête de négliger mon côté gentleman, j’ai la fâcheuse impression de le laisser complètement tomber par moments.


- Je suppose que tu aimes bien venir apprécier le calme de la mer une fois la nuit tombée, sinon, pourquoi serais-tu ici ? Si tu veux te joindre à moi dans la contemplation de celle-ci, je t’invite à t’asseoir.


Je termine ma phrase en lui indiquant d’un signe de tête de venir s’installer à côté de moi, ceci fait je l’observe un instant avant de détourner mon regard en direction du feu de camp dont les flammes ne cessent de danser avec légèreté.
Je ne sais pas ce que cette jeune fille fait ici toute seule à une heure pareille, et je suppose qu’elle serait parfaitement en droit de me retourner la question. Peut-être qu’elle aussi préfère le monde de la nuit qui semble bien plus calme et serein que celui de la journée où les passants défilent d’un pas pressé sans prendre le temps d’apprécier ce qui les entoure. C’est bien dommage mais je ne compte pas les plaindre, ces gens là ont pour la plupart choisi leur train de vie actuel alors ils sont seuls responsables de leur présent. Je n’ai déjà pas assez de temps pour me plaindre moi-même alors je ne compte pas plaindre un ramassis d’enflures qui ne s’arrêtent même pas pour me saluer dans la rue.

Alors que mon regard commençait à se perdre dans l’horizon sombre, une pensée vient déranger mon esprit. Je dis ne pas avoir assez de temps mais pourtant il va bientôt falloir que j’en trouve et rapidement. Il va me falloir trouver un membre du gang de Saturne au plus vite car j’ai chez moi, planqué dans un coffre mes dernières prises du mois et si je ne les expédie pas dans moins de trois jours en récupérant le cash des pièces d’or que ça me rapportera, mon coffre sera bon pour être jeté à la flotte. Car en effet, c’est la dur lois sur Natantis, si je me récupéré l’oseille que mes vols me rapportent, je suis forcé de passer par un trafiquant qui m’échangera l’objet contre un salaire. Objet qu’il revendra lui-même sur un marché noir beaucoup plus grand et qui lui rapportera le double de ce que je gagne. Seulement, si je garde la came plu d’un mois, elle perd de la valeur et récemment, je n’ai pas pu me dégoter de trafiquant.. Ce qui fait que aujourd’hui, je suis dans ce qu’on appelle couramment, une belle merde. Il ne me reste que trois jours pour échanger deux caisses de perles et une boîte de pierres précieuses contre deux mille pièces d’or. Autant dire que j’ai plutôt intérêt à trouver un trafiquant rapidement car dans trois jours, personne ne pourra me racheter ma came et elle sera bonne pour la poubelle..
Je passe l’une de mes mains sur mon front en ne quittant pas l’horizon du regard une seule secondes. Quelle misère..




• • • • •


In the end as you fade into the night, who will tell the story of your life ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zelda Brendan
Pirate - Gang Neptune.
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 06/08/2015
Localisation : Natantis Urbem

MessageSujet: Re: Balade nocturne en bord de mer.    Sam 29 Aoû - 22:41


Balade nocturne en bord de mer.




J'ai beau ne pas connaître ce mec, et sentir que mon cerveau reptilien m'ordonne de prendre mes jambes à mon cou et retourner en ville, je m'installe sans scrupules à côté de lui. Lorsque mes fesses entrent en contact avec le sol, je croise mes jambes dessous et redresse mon dos pour me tenir droite et paraitre un minimum gracieuse. Le silence s'installe entre nous, ponctué par le bruit des vagues qui mordent le sable à pleine dents. Le bel inconnu (oui, bel, parce qu'il est vraiment pas mal pour un asiat) semble en proie à une déferlante de pensées qui se cognent entre elles. Je n'ose pas interrompre cette fausse méditation, et j'en profite pour essayer de l'observer à la lueur de ce petit feu. Des cheveux noirs de jais, des yeux aux cils fins, une bouche et un nez qui s'accouplent parfaitement...le gars serait mannequin que ça ne m'étonnerait même pas. Je n'ai jamais vraiment été attirée par les garçons. Ou plutôt, je ne voyais pas l'intérêt d'y accorder autant d'importance que mes amies à l'école. Ma vie s'est toujours résumer à la mer, la navigation et la piraterie. Chose que personne ne sait chez moi. Ma famille est trop nombreuse et compte des parasites qui m'ont toujours empêché de communiquer avec mes parents. J'ai grandi un peu seule, car jouer avec mes frères et soeurs était plus une contrainte qu'un plaisir. Ma famille étant une sorte d'entrave à mon épanouissement personel, je n'ai donc pas grand chose qui me retient à Natantis. À part la tombe de mon arrière grand mère.
Mais là, le problème est que je ne peux pas partir. La Grande Quête n'attend que moi, mais il mr manque une chose importante pour prendre la mer. Un bateau. Et le bateau dont j'ai besoin est assez unique dans son genre. Aussi bizarre que cela puisse paraître, c'est d'un bateau magique dont j'ai besoin. Ça fit un brin conte de fée dit comme ça, mais le bateau possèdera bien un pouvoir. Et pour ce pouvoir, il me faut des pierres précieuses pas banales non plus. Seulement voilà, le coffre contenant ce que je cherchais a été volé par le plus grand voleur de Natantis de cette époque, et c'est bonbon pour essayer de voler un voleur. Sentant mon mal de crâne revenir, je laisse de côté mes tracas et mes rêves de liberté pour lever le nez vers la voute céleste. Seulement le ciel est d'humeur aussi peu aimable que la mienne. Je le trouve même un tantinet énervé.
Décidant de troubler ce silence devenu inutile et superflu à mon goût, je lance d'une voix que je veux philosophique à l'inconnu, répondant à sa question au passage:

- J'aime la nuit. C'est un peu flippant parfois, parce que le noir est dominant et nous pousse à imaginer des choses qui nous font peur. Mais il faut savoir affronter la terreur et dompter la panique pour regarder vers le haut, là où la lumière a laissé des miettes de pains pour les voyageurs égarés. Je parle des étoiles.

Je baisse la tête, et commence à faire des spirales avec mon index dans le sable.

-J'aime la nuit, parce que le ciel se dévoile enfin et nous rapproche de tout ce qui nous est inaccessibles. L'univers se trouve à notre portée. Regardez, vous n'avez qu'à tendre la main et vous imaginez qu'une étoile filante vous fait un baise-mains.

Je tend la main devant moi, et regarde mes doigts sans les voir.

-C'est ce sentiment de liberté qu'on peut ressentir en regardant les étoiles qui m'a rendue accro à la nuit. Même si là, ce soit, ça va être dur de vous RN convaincre, je lui dis en désignant l'orage audible au loin.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kai Wang
Voleur - Gang Jupiter.
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 04/08/2015
Localisation : Natantis Urbem.

MessageSujet: Re: Balade nocturne en bord de mer.    Dim 30 Aoû - 13:48


Balade nocturne.





Le jeune inconnue vient prendre place à mes côtés sans un mots, je l’observe rapidement du coin de l’oeil avant de ramener mon regard vers la nature. Je ne suis pas un grand adepte des relations humaines et j’ai parfois beaucoup de mal à trouver un intérêt chez les gens. Je suis en quelques sortes comparables à un chasseur, je ne suis intéressé par quelque chose ou quelqu’un uniquement lorsqu’il peut m’apporter quelque chose. C’est la seule raison pour laquelle je tolère et apprécie les trafiquants, nous avons le même but et le même égoïsme. Ce gang est un peu celui qui nous permet de gagner nos vies donc j’ai plutôt intérêt à éviter de cracher dessus.. Bien que je ne me prive pas de le faire face à eux, sous-couvert d’humour évidement.

Je ne sais plus depuis quand je suis assis ici à observer l’horizon bien sombre qui se présente à moi en silence.. Face à ce genre de paysages, j’ai souvent la sensation que le monde s’arrête. Le temps se cristallise pour un instant et le secondes sont emportées par les vagues sans pouvoir lutter. Je secoue la tête rapidement et me laisse tomber sur le dos afin d’être allongé sur le sable. La jeune fille ne bouge toujours pas, elle semble en train d’observer le ciel. Je tourne alors mon regard vers le ciel afin de le contempler moi aussi. Alors que je commençais à sentir l’ennuie doucement m’envahir, sa voix se propage jusqu’à mes oreilles.


- J'aime la nuit. C'est un peu flippant parfois, parce que le noir est dominant et nous pousse à imaginer des choses qui nous font peur. Mais il faut savoir affronter la terreur et dompter la panique pour regarder vers le haut, là où la lumière a laissé des miettes de pains pour les voyageurs égarés. Je parle des étoiles.


Je lève un sourcil avant de me redresser en position assise pour l’écouter avec une certaine attention. Je ne suis pas vraiment habitué à voir une personne parler de ses pensées de cette façon, sans vraiment s’en prendre la tête. Le noir dominant nous pousse à imaginer des choses qui nous font peur ? Certainement un peu. Dans le cas où je continuerai de penser que cette noirceur est la métaphore d’une part de l’homme.. Peut-être est-il possible d’avoir peur de soi ? Je ne sais pas, je n’ai jamais vraiment eu peur de moi à proprement parlé et mes peurs ne sont pas si nombreuses. Comme chaque homme, j’ai pas mal de peurs qui sont parfois stupides et injustifiées.. Mais aucune d’elles ne m’empêchent de vivre alors je ne vois pas l’intérêt de les affronter ou de chercher à m’en défaire. J’accepte mes peur et tout va bien.


-J'aime la nuit, parce que le ciel se dévoile enfin et nous rapproche de tout ce qui nous est inaccessibles. L'univers se trouve à notre portée. Regardez, vous n'avez qu'à tendre la main et vous imaginez qu'une étoile filante vous fait un baise-mains. C'est ce sentiment de liberté qu'on peut ressentir en regardant les étoiles qui m'a rendue accro à la nuit. Même si là, ce soir, ça va être dur de vous en convaincre, je lui dis en désignant l'orage audible au loin. Lance t-elle.


Tant de formules poétiques et de jolies tournures de phrases, je suppose que cette personne mène une vie étudiante. Ou alors c’est une grande amatrice de lecture, ce qui n’est pas mon cas. Au diable les belles phrases bien tournées et bien jolies.. Je n’ai jamais vu l’intérêt de m’enfermer entre quatre murs pour qu’on frappe mon cerveau à coup de règle de grammaire ou d’orthographe. Je pense m’être suffisamment appris de choses tout seul en vivant dans le monde de l’illégalité. Alors certes je ne parle pas comme un Verlaine, mais je pense que je me débrouille pas trop mal pour m’exprimer.
En passant outre cette constatation fort peu utile, je m’intéresse un peu plus à ses mots. Alors comme ça la nuit représente pour elle une sorte d’idéal de liberté et une porte ouverte à l’évasion de l’esprit vers les contrées lointaines qui nous paraissent très proches au final ? Peut-être qu’il y a bien une part de vrai là dedans, je n’ai jamais pousser la réflexion dans ce sens. Je viens alors, de l’une de mes mains, caresser mon visage afin de me pousser à me réveiller un minimum. Je sais qu’il est très impoli de paraître fatigué devant une femme, mais aujourd’hui je suis crevé donc la politesse peut gentiment aller se faire foutre. Cordialement. Et inutile de passer votre vie à chercher le respect en moi car sachez qu’il n’y en a pas. Je n’ai aucun respect pour rien ni personne, c’est comme ça. Donc la politesse hein, c’est bien le cadet de mes soucis.. Je suis un gentleman impoli. Oui, et alors ?


- La nuit a certainement une part de tout ce que vous dîtes, c’est vrai. Mais personnellement, je la vois surtout que le seul moment calme de la journée et donc le moment parfait pour sortir observer le monde sous un autre angle. Je termine ma phrase en ramenant mes mains sur le sol.


Alors que je terminai ma phrase, un bruit se fait entendre au loin. Certainement un cri de pirate enragé, comme chaque soir de toute manière. Ces gens là sont incapable de respecter un temps soit peu le silence et les autres. Je fronce les sourcils en tournant la tête vers l’endroit d’où il peut provenir et repère, assez loin de nous, un rassemblement de pirates se rendant vers le port. Bien, au moins mon arme restera propre ce soir, c’est une bonne chose. Je me tourne alors vers la jeune fille avec un air d’interrogation lisible sur le visage.


- Cet endroit et dangereux la nuit. Car si pour vous la nuit est un idéal d’évasion, pour la plupart des crapules de cette île, c’est le moment idéal de faire du profit et, accessoirement, de tirer un coup après des jours d'abstinence. A votre place, si j’étais une jeune fille se baladant seule, j’éviterai la plage et le port. Car comme vous l’entendez au loin, les pirates sont toujours dans les parages. Et les membres de ce gang possédant une longue vue entre les jambes ne sont vraiment pas des gens fréquentables, croyez moi.


Je détourne à nouveau mon regard vers le port et aperçois des pirates, grimpant dans leur vieux rafiots. Je hausse un sourcil et laisse un petit rire s’échapper de mes lèvres. C’est vieux loups de mer ne se rendent pas compte qu’ils risquent leur vie pour faire mes courses. Voler un pirate est la chose la plus simple que l’on puisse faire dans ce bas monde, et c’est également celle qui rapporte le plus.




• • • • •


In the end as you fade into the night, who will tell the story of your life ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zelda Brendan
Pirate - Gang Neptune.
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 06/08/2015
Localisation : Natantis Urbem

MessageSujet: Re: Balade nocturne en bord de mer.    Dim 30 Aoû - 15:31


Balade nocturne en bord de mer.






Je tourne la tête dans la direction du jeune homme. Une impression assez bizarre me tenaille le ventre et fait parcourir un frisson dans mon dos. Serais-je impressionnée par lui? Il y a bien une part de sentiment d'infériorité intellectuelle, mais il semble que ce soit plus fort que ça...La peur de l'inconnu, de ne pas savoir à quoi s'attendre de la part de cet homme? C'est vrai que je l'ai vu farfouiller dans sa poche, il doit surement avoir une arme. Chose plutôt normale, j'en possède une aussi. Je suis une fille, et une pirate: j'ai une réputation à tenir et une sécurité à garantir après tout!
Serait-ce donc mon instinct de survie qui aurait activé le mode "aux aguets"? Non, ce n'est pas ça. Il n'a pas l'air de vouloir sauter sur moi. Je l'observe un moment, admirant ses yeux à l'air blasés fixant l'horizon. C'est l'excitation. Non, pas l'excitation dans le sens que vous croyez! Il est pas mal, je l'avoue, mais je ne pense pas à ce genre d'excitation.
Non, c'est l'adrénaline de cette rencontre, de ce feu, de cette improvisation aussi bien dans les mots que dans les gestes. Je n'ai pas peur, et je sens que je pourrais bouffer la planète entière. J'ai envie de m'ébouriffer les cheveux, de mettre un bandana et un jean troué, et de prendre le premier bateau qui me mènera à La Quête, au trésor des trésors.
Cet inconnu symbolise finalement ma bravoure à affronter l'inconnu et l'incertain. Ô bel inconnu, toi qui a l'air si ingénu, si attaché à ton quotidien banal, si tu savais tout ce que tu réveilles en moi! Au moment où je pense ça, l'inconnu se passe une main sur le visage, me faisant sentir trahie par mes pensées. Ce qui est ridicule, il ne peut pas savoir à quoi je pense.

- La nuit a certainement une part de tout ce que vous dîtes, c’est vrai. Mais personnellement, je la vois surtout que le seul moment calme de la journée et donc le moment parfait pour sortir observer le monde sous un autre angle.

Il achève à peine sa phrase que plusieurs cris de pirates se font entendre au loin, nous faisant nous retourner en même temps dans la même direction. L'inconnu se tourne vers moi d'un air intrigué. Encore une bagarre, sans doute. Un gang de pirate indiscipliné et une cargaison de mauvais vin ne font jamais bon ménage. Je soupire. Tous les gangs autre que celui de Neptune poursuivent un idéal consternant. Des rêves à chier, excusez ma grossièreté. Ils ne sont bon qu'à s'éloigner de 20 km des côtes de Natantis et se dépouiller entre eux. Des marins d'eau douce comme il en faut pour se sentir supérieur. La voix de l'inconnu m'arrache à mon désespoir.

- Cet endroit et dangereux la nuit. Car si pour vous la nuit est un idéal d’évasion, pour la plupart des crapules de cette île, c’est le moment idéal de faire du profit et, accessoirement, de tirer un coup après des jours d'abstinence. A votre place, si j’étais une jeune fille se baladant seule, j’éviterai la plage et le port. Car comme vous l’entendez au loin, les pirates sont toujours dans les parages. Et les membres de ce gang possédant une longue vue entre les jambes ne sont vraiment pas des gens fréquentables, croyez moi.

D'abord sous le choc de ses propos qui se veulent assez crus, j'écarquille les yeux deux seconde.
Puis je souris d'un sourire que je veux involontairement diabolique. Un rire nerveux prend d'assaut ma gorge et j'éclate dans un rire cruel de Capitaine Crochet. J'aime pas ce qu'il a dit. Je n'aime pas qu'on me croit si faible. Je ne pense pas que cette remarque eut été lancé dans un but déplaisant, mais elle a titillé le nerf qui boue en moi depuis ma sortie du QG, depuis mon humiliation devant mon capitaine par ce crétin de second. Pas de bol, mon coco, t'as réveillé la pirate.
J'arrête de rire d'un coup. Et en une fraction de seconde, je dégaine la dague de mon sac, saute sur l'inconnu et m'assoie sur lui en lui tenant les cheveux, de telle sorte qu'il ne puisse plus bouger et que son cou soit déployé sous ma dague tranchante. Je ne vois pas très bien son visage dans la pénombre, mais je devine qu'il doit être plus que surpris. D'une main je pousse un plus ma dague pour ne plus qu'il bouge la tête, et j'enlève l'autre de ses cheveux pour attraper son poignard dans sa poche et l'agiter sous son nez. D'un sourire narquois, j'approche mon visage du sien, assez proche pour que la tentation de coller mes lèvres aux siennes devienne insoutenable. Mais au lieu de ça, je lui dis:

-Je connais très bien les pirates, crois-moi. Ils ne font pas parti de ce qui me fait peur dans ce monde. Par contre, toi, bel inconnu, tu devrais te méfier des jeunes filles qui se baladent seules le soir. Certaines n'ont pas peur de provoquer des mâles possédant une belle longue-vue, comme tu les appelles, dans l'unique but de se faire du fric. D'autre n'attendent que des jeunes et beaux gentlemens comme toi pour leur sauter dessus afin d'assouvir leur désir de tigresse.

A ces mots, je commence à bouger lentement et sensuellement sur lui, faisant exprès de frôler ses lèvres avec les miennes. Je sais qu'il n'en restera pas indifférent. Mais ce n'est pas mon but. Après avoir laisser un certain temps d'incertitude sur la suite de ce moment sensuel, je me redresse d'un coup en jetant son arme au loin et en attrapant ces cheveux à pleine poignet.

-Et il y en a d'autre qui ne vaut mieux pas sous-estimer, ni vexer. Si tu es peu chanceux, elles pourraient faire parti du gang de pirates le plus redouté de l'île. Ou tout simplement, elles pourraient être ceinture noire de karaté, ou samouraï dans une autre vie. Tout ça, tu ne le découvres qu'une fois qu'elles ont fini de t'arranger le portrait pour te faire comprendre qu'il ne faut pas les considérer comme des biches innocentes et sans défenses.

Puis reprenant un peu mes esprits sur ses derniers mots, je me rend compte dans quelle position gênante je suis. Je me redresse lentement en me demandant ce qui m'a pris. Mais pour ne pas paraître hésitante devant l'inconnu (il manquerait plus que ça après ce petit speach...), je reprend ma place en m'asseyant à l'indienne gracieusement et fièrement, le dos droit et le menton bien haut. Passé un moment de silence vaguelé, je tend ma main dans sa direction sans le regarder.

-Zelda.


="width: 500px; height: 10px; text-align: center; font-size: 10px; margin-top: -10px; margin-bottom: -4px;">
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kai Wang
Voleur - Gang Jupiter.
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 04/08/2015
Localisation : Natantis Urbem.

MessageSujet: Re: Balade nocturne en bord de mer.    Dim 30 Aoû - 18:16


Balade nocturne.





Je suis allongé sur le sable et avec une pirate qui plus est. Je sens une sensation de gerbe monter en moi au fur et à mesure qu’elle ondule son corps immonde contre le mien. Si il y a bien deux choses que je hais plus que tout dans ce bas monde ce sont bien les pirates et les femmes. Manque de chance, je me trouve avec ces deux choses ignobles.. Et dans le même corps.
Pendant un instant, j’avais cru avoir à faire à une trafiquante mais visiblement, la malchance est avec moi ce soir. Cependant, si cette chose inférieure pense pouvoir me dominer ainsi en frottant son corps contre le mien, j’ose espérer qu’elle finira par comprendre la grossière erreur qu’elle vient de commettre. Je me nomme Kai Wang et je ne suis pas n’importe quel inconnu. Je suis celui que tu aurais aimé ne pas croiser. Un faible sourire commence à étirer mes lèvres et je me laisse complètement faire, sachant qu’elle ne me tuera pas. Personne ne peut se résoudre à me tuer tant que mon nom est encore inconnu, c’est comme ça. Mon petit visage angélique et mon faux air surpris et suppliant est une arme redoutable contre toute demoiselle ayant un minimum d’intérêt pour la gente masculine.


-Et il y en a d'autre qui ne vaut mieux pas sous-estimer, ni vexer. Si tu es peu chanceux, elles pourraient faire parti du gang de pirates le plus redouté de l'île. Ou tout simplement, elles pourraient être ceinture noire de karaté, ou samouraï dans une autre vie. Tout ça, tu ne le découvres qu'une fois qu'elles ont fini de t'arranger le portrait pour te faire comprendre qu'il ne faut pas les considérer comme des biches innocentes et sans défenses.


Je l’écoute attentivement en essayant de lutter contre le sourire qui grandit doucement sur mes lèvres. Après un court moment de réflexion, je me rends compte qu’elle ne pourrait de toute manière pas le voir car il se trouve dans l’ombre de son bras à en juger par la distance nous rapprochant de la source de lumière la plus proche : Le feu.
A chacun de ses mots qui traversent mes tympans je me rappelle pourquoi je n’aime pas les femmes et encore moins les pirates. Je veux bien que vous soyez des gens sachant naviguer, mais de là à vous prendre pour les rois du monde et penser que rien ne peut vous atteindre.. Je pense qu’il faut tout de même savoir faire la part des choses. Jeune fille, tu ferais mieux de me tuer maintenant avant que je ne commence mes recherches sur ton compte. Tu l’oublies peut-être mais ni le gang de Jupiter, ni celui de Saturne ne peut tolérer les êtres misérables dans ton genre. Ce serait dommage que tu te retrouves avec de sérieux problèmes de vol ou quelques côtes cassées.. Enfin, je pense ça, je ne pense rien.
Je garde un faux-air paniqué sur mon visage afin de nourrir son égo et son complexe d’infériorité évident la poussant à se montrer plus forte et rechercher la dominance sur le sexe opposé. C’est tellement amusant de comprendre qui sont les gens simplement en les regardant exercer un sentiment de colère. La colère en dit beaucoup sur nous, et suffisamment sur cette personne pour que je puisse la considérer comme un être faible courant après des désirs de reconnaissances inaccessibles pour combler une frustration certainement dû au monde dans lequel elle vit. Être une femme pirate, dans un monde de machistes qui ne pensent qu’à vous fourrer à chaque fois que leur regard se posent sur vous.. Cela ne doit pas être un cadeau tout les jours. Pauvre chérie, prépare les larmes, je t’apporte une serviette.

Je ne pense pas que j’ai quelque chose à lui répondre tout de suite, il faudrait que j’évite de parler pour l’instant car je suppose qu’elle n’en a pas fini. La seule chose que je souhaite, c’est que son corps me donnant la nausée cesse de se dandiner d’une manière aussi affligeante sur le mien. A la rigueur, tu exciterais peut-être un pirates en rut revenant d’un raid de trois mois.. Mais un homme de ma classe, madame, ce n’est pas vraiment gagné. Les pirates sont d’une vulgarité déconcertante et je ne sais pas ce qui me retiens de dégainer le poignards se trouvant dans ma botte, à quelques centimètres de mes doigts. Certainement car je ne veux pas troubler sa vigilance tout de suite. Peut-être devrais-je attendre qu’elle en finisse avec son discours ? Certainement. Il serait idiot de lui apprendre qu’un ennemi à toujours plusieurs tour dans son sac, car lorsqu’on se prétend être une femme forte, on doit certainement déjà y avoir penser. Ce qui confirme ma théorie de la femme faible dans cette situation. Bien, bien, bien. Pouvons nous passer à la suite ?


La voilà qui se redresse pour aller s’asseoir telle une reine à sa place initiale. Qu’est-ce qu’il ne faut pas voir, je vous jure.. Si cette charmante créature de vulgarité et de dédain pense sérieusement qu’il lui suffit de repartir tranquillement pour avoir gagner un combat, elle se trompe. Et elle se trompe plutôt bien, cependant, je ne vais pas encore le lui faire remarquer, il est trop tôt. Afin de faire comprendre quelque chose de manière intelligente à une personne, il est important de bien rentrer dans son jeu. C’est ce que m’avait appris mon père.. Avant de se faire décimer par une armée de pirates. Lorsque que je dis que ces choses ne méritent pas la vie, je le dis en connaissance de cause. Seul le gang de ces infâmes pirates tuent des innocents dans le simple but de tuer des innocents. Jamais je ne m’abaisserai à des choses aussi sales et futiles, les voleurs ne tuent que pour se défendre ou se sortir d’une mauvaise situation. Pas comme ces assassins qui passent plus de temps à se saouler de rhum qu’à faire fonctionner la bulle d’air le servant de cerveau. L’alcool qu’ils s’envoient chaque jour doit peu à peu atteindre leur neurones et les noyer dans un flot d’alcool immense, je ne vois pas d’autre explication à leur stupidité accablante. Je dis bien accablante oui, car ces choses là ne sont que des corps sans âmes qui ne causent que destruction et haine sur leur passage. Sachant que cette jeune personne est un membre de ce gang de pourritures.. Il est maintenant officiel que mon nouveau but dans la vie sera de la détruire.

Je veux tuer tous ces pirates afin de laver notre monde et le purifier une bonne fois pour toute. Purifier le monde et le soulager de la peine qu’il endure depuis que ce genre de personne a vu le jour pour la première fois. Je ne vois pas pourquoi on me blâmerait de faire une chose si gentille et aimante pour ma planète. Je ne fais que rendre service en faisant la justice moi-même en fin de compte.. Ils ont tuer mon père, on peut aussi le voir comme une forme de vengeance. A vous d’interpréter, moi je suis juste ici pour laver la crasse de notre monde.

Elle tend sa main dans ma direction en lâchant un petit “Zelda” que je suppose être son nom. Je hausse un sourcil et avale un petit rire. Je ne sais pas ce que tu veux que je fasse avec ta main, mais sache que nous n’allons pas faire la paix tant que toi et ton espèce sera encore en vie.
J’attrape alors sa main et commence à la serrer tout en dégainant mon poignard caché dans ma botte. Je lui tords le bras gentiment, l'empêchant de bouger avant de glisser ma lame près de son petit doigt.


- Chère demoiselle, permettez moi de vous dire que dans la vie lorsque l’on fait une erreur, on la paye.. Et cela peut laisser des traces, à vie.


J’enfonce la lame jusqu'à presque couper son doigt, histoire de laisser une jolie cicatrice permanente. Je ne vais pas trop loin, ce n'est pas avec un doigt en moins que sa vie sera fichue en l'air et c'est une pirate, si elle est aussi forte qu'elle prétend l'être, elle sait comment ses confrères punissent se genre d'affront. Et chez eux, ce n'est pas un petit doigt en moins mais bien une main entière alors qu'elle s'estime heureuse que je n'adhère pas à leur méthodes de brutes.


- Je me nomme Kai Wang, voleur de ma profession. Ton petit numéro était amusant et j’ai presque fini par croire que tu étais une personne forte et intéressante. Je dis bien presque. Car lorsqu’on s’attaque à un inconnu, il est important de savoir qui il est, comme tu l’as gentiment souligner tout à l’heure.


Je laisse alors ma lame tailler complètement son petit doigt jusqu’à le laisser tomber sur le sol. Un fin rire s’échappe alors de mes lèvres avant que je ne l’attrape et souffle dessus pour faire disparaître le sable. D’un bond je me relève afin d’être hors de portée de la jeune fille et lui lance son doigt.


- Ose encore une seule fois m’humilier et je les couperai tous un par un. Chère demoiselle.. Que dis-je, une femme pirate n’a rien d’une demoiselle ! Chère misérable chose, apprenez que l’homme est en tout point supérieur à la femme et  que vos rêves de jeune fille rêveuse n’y pourront rien changer. Sur ce, je vous souhaite une agréable soirée.


Je tourne alors les talons, un grand sourire sur le visage et quitte la plage en direction de ma charmante demeure. Il va falloir que je prenne une douche après qu’un corps aussi impur et misérable est osé entré en contact avec le mien. Je passe ma main dans ma chevelure et embrasse mon poignard avant de regagner le quartier dans lequel je vis. Finalement, ce fut une bonne soirée.


• • • • •


In the end as you fade into the night, who will tell the story of your life ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zelda Brendan
Pirate - Gang Neptune.
avatar

Messages : 16
Date d'inscription : 06/08/2015
Localisation : Natantis Urbem

MessageSujet: Re: Balade nocturne en bord de mer.    Lun 31 Aoû - 0:58

Balade nocturne en bord de mer.




Il attrape ma main d'un coup, et plante la lame de son poignard dans mon petit doigt. Horrifiée, je ne bouge pas de peur qui me le tranche. Je le regarde avec le regard de biche perdue que je cherchais à lui prouver que je n'avais pas.

- Je me nomme Kai Wang, voleur de ma profession. Ton petit numéro était amusant et j’ai presque fini par croire que tu étais une personne forte et intéressante. Je dis bien presque. Car lorsqu’on s’attaque à un inconnu, il est important de savoir qui il est, comme tu l’as gentiment souligner tout à l’heure

A ces mots, il me tranche le doigt, me faisant hurler de douleur. Les larmes me montent tandis que j'essaie de retenir le sang qui s'échappe. Kai se relève d'un bond, hors de portée de mes coups, et me lance mon doigt à la figure. Je relève la tête, et le regarde avec toute la rage que peut contenir mon corps.

- Ose encore une seule fois m’humilier et je les couperai tous un par un. Chère demoiselle.. Que dis-je, une femme pirate n’a rien d’une demoiselle ! Chère misérable chose, apprenez que l’homme est en tout point supérieur à la femme et  que vos rêves de jeune fille rêveuse n’y pourront rien changer. Sur ce, je vous souhaite une agréable soirée.

Et il s'éloigne d'un pas tranquille sur le sable. Je ne peux pas me lancer à sa poursuite, la douleur me ravage toute raison et me plaque au sol. Je baisse la tête, et serre les dents bien fort. Mais qu'est-ce que j'ai été stupide! Je tape du poing sur le sable, rageusement. Une fois. Deux fois. Trois fois, jusqu'à que mes sanglots prennent le dessus. Et je hurle, non pas de douleur, mais de rage et de honte.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!

Je sanglote misérablement pendant quelques instants. La douleur se fait  lancinante, et je n'ai rien pour pomper le sang qui recouvre à présent mes deux mains. J'enlève ma veste, et enroule ma main dedans, plus doucement et maladroitement que je ne l'aurais voulu. Je rampe en soufflant comme un quelqu'un qui agonise dans la direction du voleur, et je hurle encore une fois, plus rageusement que jamais.

-KAI WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANG!

Les vagues fracassantes sont les seules à me répondre. Je me relève, tremblotante, et attrape mon sac.

....

Je ne sais pas comment j'ai réussi à arriver jusqu'au QG. Quand j'ai ouvert la porte du hangar, tous l'équipage s'est retourné en même temps dans ma direction. Je me suis appuyée contre la porte, haletante. Ma vision s'était troublée, et la nausée menaçait d'expulser mon dernier repas. La vue de ce sang et la douleur m'avait retourné plus que l'estomac. Je regardais à présent l'équipage d'un oeil hagard, et eux me regardaient aussi, interdits. Au bout d'un moment, j'avançais d'un pas, et je criais d'une voix pleine de rage:

-Il faut...tuer...Kai Wang... ET EXTERMINER LES VOLEURS DE NATANTIS!

Tout n'est plus que néant lorsque les derniers mots quittent ma bouche et que mon corps heurte le sol.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Balade nocturne en bord de mer.    

Revenir en haut Aller en bas
 
Balade nocturne en bord de mer.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Balade nocturne - PV (terminé)
» Balade nocturne [ pv : Matt ]
» Balade Nocturne [PV Itsumy et Deino, si tu veux]
» [FB -3 mois] Balade nocturne sur west blue [ solo]
» Balade nocturne (ouvert)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Natantis Island :: ► Natantis Urbem. :: Bord de Mer. :: Plage de Pisces.-
Sauter vers: